Le dialogue intérieur: écouter toutes nos parts 

On porte tous en nous plusieurs façons d’être: celle qui panique avant d’envoyer un message, celle qui se met en colère face à un refus, celle qui fuit dès que ça devient trop intense. Ces réaction sont des parts de nous qui se sont formées à un moment de notre histoire, pour nous protéger de ce qu’on ne pouvait pas encore traverser autrement.

Mais il y a aussi, en nous, une part adulte — stable et sécure — que Jung appelait le Soi et que l’IFS nomme le Self. C’est elle qui nous permet l’agentivité: la capacité à choisir notre réaction plutôt que de la subir, à répondre à une situation depuis qui on est aujourd’hui plutôt que depuis une vieille blessure.

Le dialogue intérieur, c’est le nom que je donne à ce travail-là: apprendre à reconnaître nos parts, à comprendre ce qu’elles cherchent à faire pour nous, et à leur permettre de se relier à notre part adulte pour créer une équipe interne fonctionnelle.

Cette approche — inspirée de l’IFS (Internal Family System, développé par Richard Schwartz) — s’appuie sur les travaux de Janina Fisher, la référence internationale du travail sur le trauma par les parts.

La séance de dialogue intérieur

Je vous accompagne pour vous aider à vous mettre en lien avec vos différentes parts. On explore ensemble comment elles se manifestent aujourd’hui: dans le corps, dans les émotion et les pensées. Et on cherche à comprendre ce qu’elles ont cherché à protéger.

En passant par le corps — dans un cadre sécurisant et ancré dans le moment présent — on peut offrir à nos parts une nouvelle expérience à vivre. Ainsi, elles apprennent une nouvelle manière de réagir, plus adaptée et reliée à notre part adulte.

Le dialogue intérieur permet:

Comprendre ses réactions et les mécanismes de protection (évitement, contrôle, hypervigilance, repli…).

Sortir de la honte et l’auto-jugement, en abordant chaque part avec curiosité plutôt qu’en la pathologisant.

Restaurer son agentivité: retrouver sa part adulte pour choisir ses réactions plutôt que de les subir.

Apaiser les blessures liées à un manque affectif, à une enfance traumatique et à un attachement insécure.

Se réconcilier avec ses parts n’est pas seulement un travail thérapeutique: c’est aussi apprendre à se accepter soi-même.

JANINA FISCHER